« Si je te dis que la ville à laquelle tend mon voyage est discontinue dans l’espace et le temps, plus ou moins marquée ici et là, tu ne dois pas en conclure qu’on doive cesser de la chercher. »
Italo Calvino, Les villes invisibles.
Toulouse semble avoir toujours rayonné de façon singulière. Grande cité romaine, elle devient la capitale du royaume des Wisigoths puis du royaume d’Aquitaine. Siège d’une principauté féodale, la ville s’affranchit du pouvoir de ses comtes grâce aux capitouls. Intégrée à la Couronne, elle devient une capitale administrative et judicaire jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Restée à l’écart de la révolution industrielle, l’ancienne « capitale du Languedoc » se réveille au XXe siècle et se lance dans la conquête de l’air et de l’espace. Elle s’affirme aujourd’hui comme une métropole d’envergure européenne.
L'auteur : Diplômée de l'école Supérieure de Journalisme de Lille, Anne Le Stang est originaire de Toulouse. Elle a travaillé dans la presse écrite quotidienne avant de collaborer à plusieurs ouvrages consacrés à notre région.
16 x 24,5 - 224 pages - plus de 250 images - 2006 - 29,50 euros - ISBN : 2 - 910352 - 44 - 7.
Une pleine réussite qui fait honneur à l'auteur et à l'éditeur.
Michel TAILLEFER. Midi-Pyrénées Patrimoine, N°7
L'auteur possède à la fois le charme du conteur et la rigueur d'une érudition parfaitement maîtrisée. La lecture est d'autant plus agréable que le texte est continuellement accompagné d'un dossier iconographique remarquable. L¹éditeur a tenu cette gageure de produire avec l'auteur un livre à la fois sérieux, précis et abordable pour toutes les catégories de lecteurs.
Jean ROCACHER, L'Auta, juin 2006
L'histoire de Toulouse comme vous ne l'avez jamais vue. Toulouse Mag, mars 2006
Une histoire populaire que tout un chacun dévorera. Métro
Toulouse revisitée en images. Une Histoire qui tombe à pic. 20 minutes, 23 mars 2006
Pour en savoir plus sur
l'histoire de Toulouse
Réédition critique présentée et annotée par Christian CAU, ancien directeur des Archives de la Ville de Toulouse.
Monument de précision, somme inégalée d’informations de toute sorte, tout en restant agréable à lire, cet ouvrage devint rapidement « le Ramet ». C’est dire son succès, non démenti depuis sa parution, qui le place, avec « le Chalande », « le Mesuret » et « le Wolff », dans le groupe restreint des histoires de Toulouse vraiment essentielles.
Henri Ramet lui-même donne la recette de ce succès dans son introduction : « C’est une œuvre de piété écrite avec amour ». Evident dès les premières lignes, cet amour ne tarde pas à imprégner de façon définitive le lecteur le moins averti. Mais, toujours dans l’introduction, Henri Ramet évoque les difficultés d’un tel travail : « Ecrire est une audace ; écrire une histoire de Toulouse est une témérité ». Comment, alors, qualifier le travail que nous avons effectué sur ce texte ? Nous avons le sentiment qu’il est à la fois audacieux et téméraire. En effet, et l’on ne peut pas en faire le reproche à Henri Ramet, plusieurs parties de cette histoire écrite il y a plus d’un demi-siècle sont dépassées, même si, souvent, les hypothèses avancées ont été confirmées par les recherches ou les fouilles entreprises depuis. D’autre part, tombant dans le piège des documents contradictoires ou imprécis, Henri Ramet a laissé passer des erreurs de date, des imprécisions dans les chiffres. De plus, Toulouse a bien changé depuis 1935, de nombreuses rues ne portent plus le même nom ; le lecteur risquait donc de ne pouvoir situer les lieux cités par l’auteur. Enfin, Henri Ramet n’a pu se défaire complètement des idées de son temps, ainsi que d’une certaine partialité en faveur du Parlement de Toulouse et, en revanche, d’un léger mépris pour l’institution capitulaire. Comment le lointain successeur du Président de Bletterens aurait-il pu agir autrement ? De même, dans les longs développements qu’il consacre à l’histoire nationale - et ce lien entre histoire locale et nationale est, à notre avis, tout à fait positif -, Henri Ramet exprime des opinions parfois excessives : il y a longtemps que les Anglais des XIVe et XVe siècles ne sont plus considérés comme des « usurpateurs » ; toujours pour la même époque, limiter le rôle de Jeanne d’Arc (que la moitié des Français qualifiait, ne l’oublions pas, de « putain aux Armagnacs ») au domaine miraculeux est un peu trop simple. Bref, corriger « le Ramet » relevait d’un exercice de haute voltige, ainsi que d’une sorte de viol dont nous n’avons pas voulu nous rendre responsable. Il était hors de question de doubler cette histoire par un volume équivalent de notes, preuves et corrections, encore moins de camoufler ou de déformer la pensée, la sensibilité de l’auteur. Il restait un « créneau » étroit que nous espérons avoir réussi à occuper : la principale qualité de cette histoire étant la précision, il suffisait de rectifier les erreurs les plus flagrantes, d’apporter quelques précisions pouvant éclairer ou appuyer le propos de l’auteur, sans toutefois trop l’alourdir. Notre seul souci a donc été de rendre « le Ramet » compréhensible par nos contemporains. Ces 1 000 pages racontent non seulement les grandes heures de la ville mais aussi fourmillent de renseignements, de noms, de lieux, de familles et d'anecdotes. Des temps préhistoriques au lendemain de la Grande Guerre qui saigna le Sud-Ouest, en passant par l'Antiquité évoquée par les textes grecs et latins, cette histoire est le fruit d'un amour et d'un labeur.
Plus de 400 notes rectifient les erreurs les plus flagrantes, apportent des précisions pouvant éclairer ou appuyer le propos de l'auteur, et rendent ainsi cet ouvrage de 1935 accessible à nos contemporains. Notre souhait est que vous preniez autant de plaisir que nous à la lecture de cette passionnante Histoire de Toulouse.
Relié toile - 160 x 205 - 942 pages - 1994 - 74,70 euros - ISBN : 2-910352 -01-3