Écrite entre 1250 et 1275, la chronique de Guillaume de Puylaurens traite de la croisade des albigeois, du rattachement du comté de Toulouse à la Couronne de France au cours du xiiie siècle, de l’affaire du comte de Foix et de la succession du royaume de Sicile. Moins meublé de philosophie ou de théologie que de souvenirs et d’anecdotes qu’il ne manque pas de glisser dans sa courte chronique, l’esprit de Guillaume possède une relative indépendance. A l’Antiquité, il va jusqu’à emprunter le mot, insolite à son époque, de liberté (au singulier) : « jugum in consuete libertatis prejudicium », et la notion, non moins insolite, de gouvernement libéral. Par ses qualités historiques, la chronique de Guillaume de Puylaurens est un texte essentiel non seulement de l’histoire « albigeoise » ou française, mais aussi de l’histoire européenne.
Latin - français - Broché - 160 x 230 - 240 pages - 1996 - 24,40 euros
ISBN : 2 - 910352 - 06 - 4.
L'auteur : Depuis plus de quarante ans, Jean DUVERNOY se consacre à l’étude et la traduction des sources historiques des hérésies médiévales et de l’Inquisition. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et articles faisant internationlement référence (jean.duvernoy.free.fr/auteur/biblio.htm). Fruit d’un esprit rigoureux et impartial, ses recherches constituent un apport essentiel à l’historiographie de la civilisation médiévale. Jean Duvernoy est décédé en août 2010.
Plusieurs chroniques font allusion à la reddition de la forteresse de Montségur et au bûcher qui l’a suivi. Mais l’essentiel de l’histoire du château, de son utilisation comme siège de l’église cathare et de sa fin tragique est contenu dans les interrogatoires contenus dans le Dossier de Montségur. L’enquête suit un ordre immuable. L’intérêt principal de l’inquisiteur est de recueillir des dénonciations. Il s’agit de faire dire aux témoins qui a « vu » des parfaits et surtout les a « adorés », et enfin qui a participé à la défense du château rebelle et à l’expédition d’Avignonet.
Personnalité centrale du franciscanisme languedocien au début du XIVe siècle, Bernard Délicieux, prêtre et prédicateur hors du commun, naît à Montpellier vers 1260. Tout au long de sa vie tumultueuse, il déploiera son action dans une lutte ouverte contre l’Inquisition, assurant une liaison permanente entre l’ordre des Frères mineurs et les marges de l’orthodoxie : spirituels, béguins, cathares. Convaincu de trahison et d’entrave au fonctionnement de l’Inquisition, son procès se déroule à Carcassonne à partir de septembre 1319. Il est condamné au Mur strict en décembre 1319 et meurt peu après.
Une procédure authentique, une histoire dramatique où parlent et agissent des papes et des cardinaux, des rois et des princes, des villes avec leurs consuls, des légistes partout présents : il a fallu attendre 1996 et l’édition du Professeur Alan Friedlander, de la Southern Connecticut State University de New-Haven, USA, pour que le texte latin en soit publié.
cf. De Jean DUVERNOIS Chronique de Guillaume de Puylaurens et Dossier de Montségur.
Les miracles de Notre-Dame de Rocamadour au XIIe siècle
Réédition présentée et annotée par Jean ROCACHER
Préface de Régine PERNOUD
Outre les détails concernant le pèlerinage et les pèlerins, le livre des miracles de Notre-Dame de Rocamadour, dont le manuscrit daterait de 1172, renferme nombre de renseignements sur la vie au Moyen Âge, mille traits de mœurs sur les hommes et les femmes de cette époque, tout un vécu populaire, qui font histoires. Outre les circonstances qui ont entouré l’essor tout à fait exceptionnel du pèlerinage, Jean Rocacher évoque les points essentiels que contient ce texte : signification du miracle dans la mentalité médiévale, aspects médicaux, spiritualité et doctrine mariale, intérêt historique signalé entre autres par des événements précis tels que l’ordalie imposée à l’infante de Navarre, Sancha, épouse de Gaston V de Béarn.
Historien de l'art et professeur émérite à l’Institut catholique de Toulouse, Jean Rocacher a consacré sa thèse à Rocamadour. Né en 1928 à Tulle, il fit sa scolarité au Petit Séminaire de Toulouse. Entré au Grand Séminaire de la rue des Teinturiers, il fut ordonné prêtre, à la cathédrale Saint-Etienne le 29 juin 1953. Envoyé par le Cardinal Saliège à Strasbourg parfaire ses études de droit canonique et de théologie, il en revint diplômé de théologie. Pendant sa vie, il sut combiner sa vie de prêtre avec celle d'un d'intellectuel averti. Jean Rocacher est décédé en 2008.
Texte latin - français - Broché - 220 x 230 - 312 pages - 1996 - 19,50 euros
Reproduction des enluminures des manuscrits de la Bibliothèque nationale.
De plumes de spécialistes, éclectique sans être syncrétique,
synthétique et éminemment didactique,
la collection l’esprit curieux vise l’enseignement scolaire et « buissonnier »,
un grand public éclairé ou désireux de l’être ;
ceux qui ont les bases sans avoir le temps,
le temps sans avoir les bases,
ou ni l’un ni l’autre.
L'auteur : Conservateur honoraire du Patrimoine de France, diplômée de l’Ecole des Chartes et de l’Ecole Pratiques des Hautes Etudes (section Sciences religieuses), Anne BRENON a dirigé de 1982 à 1998 le Centre d’études Cathares et la revue Heresis.